COURS BIBLIQUE
CE QUE LA BIBLE DIT
TEXTE DE LA
LEÇON 8
L'UNITÉ DE L'ÉGLISE
La leçon 7 avait pour sujet l'organisation de l'Église. Nous aborderons maintenant le sujet de l'unité de l'Église telle qu'elle se manifestait au premier siècle. L'unité est aujourd'hui à l'ordre du jour tant dans les milieux catholiques que protestants. C'est une noble préoccupation. En fait, elle est essentielle. Dans sa sagesse, Dieu n'a jamais voulu qu'une seule Église formant <<un seul corps… un seul esprit… une seule espérance… un seul Seigneur… une seule foi … un seul baptême.>> (Éph 4:3-5 ; 1:22-23).
La ferveur de la prière de Jésus pour l'unité de ceux qui croient en lui nous montre à quel point il redoutait la division (Jean 17:20-21).
On peut dire que la division est un mal (1 Co 1:10-13; 3:3-4). Avec ses nombreuses Églises et sectes, ses croyances diverses et ses différents baptêmes, la chrétienté présente aujourd'hui un visage caricatural; elle constitue une offense à Dieu.
Il est évident qu'il ne s'agit pas de faire l'unité sur n'importe quelle base et à n'importe quel prix. Une unité religieuse fabriquée sur la base d'opinions humaines, par exemple, plutôt que sur la Parole de Dieu exclusivement, serait aussi offensante que la division elle-même (Jean 17:17-20) ; Éph 4:3). Les vrais disciples devaient demeurer fidèles à la Parole du Maître (Jean 8:31-32).
Ainsi , après avoir mis en garde les anciens d'Éphèse contre les dangers de la division religieuse, l'apôtre Paul leur dit :<< Et maintenant, je vous confie à Dieu et à la parole de sa grâce, qui a la puissance d'édifier et de donner l'héritage parmi tous ceux qui sont sanctifiés>> (Actes 20:32).
Puisque la Parole de Dieu constitue la seule base pour l'unité des croyants, elle est à même de nous renseigner sur l'unité de l'Église du Christ au premier siècle ; nous pourrons dès lors nous inspirer de son modèle pour réaliser la même unité en notre XX ième siècle.
En ces temps-là, un voyageur qui se serait rendu de Jérusalem à Rome en visitant toutes les assemblées en cours de route, aurait trouvé les mêmes caractéristiques dans chaque Église. Pourquoi ? parce qu'au premier siècle les Églises constituaient autant d'assemblées locales dont l'ensemble était l'Église universelle du Christ. Ils n'étaient pas, comme c'est le cas aujourd'hui, autant de dénominations différentes.
Le Nouveau Testament nous révèle que l'Église, en ce temps-là, était une sur les questions touchant à la doctrine, aux conditions d'appartenance à l'Église, à l'organisation et au culte, jusqu'au vocabulaire servant à désigner et à définir. Le ciment de cette unité était l'amour.
I -- LA DOCTRINE
Le message du Christ aux jeunes Églises était toujours le même qu'il s'adressât aux Juifs ou aux païens, l'apôtre Paul n'avait qu'un seul et même Évangile à annoncer à tous (Rm 1:16). C'est ainsi qu'il écrit aux Corinthiens, que Timothée << vous rappellera mes voies en Christ, telles que je les enseigne partout dans toutes les Églises. (1 Corinthiens 4:17).
Lorsqu'il leur donne des préceptes sur la question du mariage, il ajoute : <<c'est ainsi que le l'ordonne dans toutes les Églises.>> (1 Co 7:17). Par conséquent, il exhorte toute Église à ne former qu'un seul corps, ne professant qu'une seule foi, c'est-à-dire ne possédant qu'une seule et même doctrine (Éph 4:5). L'apôtre Pierre nous donne un exemple d'unité doctrinale dans l'Église lorsqu'il explique dans sa seconde lettre que Paul et lui proclament le même message (2 Pierre 3:15-16).
L'importance de la question doctrinale est particulièrement soulignée dans cette déclaration de l'apôtre Paul aux Galates où il prononça une malédiction contre quiconque, homme ou ange, qui annoncerait un autre Évangile que le sien (Galates 1:6-9). La foi en une doctrine commune, la parole de Dieu, était le fondement absolu de l'unité.
II -- L'AMOUR
Sans l'amour, la doctrine est repoussante. Mais une doctrine solidement tissée sur la trame puissante de l'amour est une œuvre de Dieu. Les premiers chrétiens avaient compris cela, aussi, lorsque certains parmi eux se trouvaient dans le besoin, ils pouvaient compter sur le secours de leurs frères en Christ.
À l'époque de la grande famine qui s'abattit sur la Judée, l'Église de Jérusalem fut secourue par l'appel d'amour qui émut toutes les Églises dont certaines étaient très éloignées de Jérusalem. L'Église d'Antioche en Syrie envoya un don (Ac 11:27-29). Les Églises de Macédoine donnèrent au-delà de leurs moyens (2 Co 8). Celle de Grèce (Rm 15:25-27) ainsi, apparemment, que celles de Galatie participèrent à cet élan d'amour fraternel (1 Co 16:1-2).
Oui, l'amour était une force unifiante dans l'Église du premier siècle. Une Église devenue immensément riche et puissante et dont une grande partie des sujets sont quasi illettrés, souffrent d'oppression et de malnutrition, ne peut être l'Église que Jésus a bâtie. L'apôtre Jean n'a-t-il pas dit : << Si quelqu'un possède les biens du monde, qu'il voie son frère dans le besoin et qu'il lui ferme son coeur, comment l'amour de Dieu demeurera-t-il en lui?>> (1 Jean 3:17).
III -- LES APPELLATIONS
Les différentes appellations inventées par les hommes pour désigner les choses bibliques ont toujours contribué à la division. Lorsque au sein de l'Église de Corinthe, les chrétiens se réclamèrent qui d'Apollos, qui de Pierre, qui de Paul, ce dernier les réprimanda sévèrement en ces termes : <<Christ est-il divisé? Paul a-t-il été crucifié pour vous, ou est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés?>> (1Co 1:13). Le ferment de la division était déjà là. Il fallait le dénoncer. On ne connaissait pas au premier siècle les différentes appellations qui distinguent aujourd'hui une Église ou une secte d'une autre. Ces noms divers sont d'origine humaine. Puisque à cette époque-là il n'y avait qu'une seule Église, les chrétiens désignaient parfois leurs assemblées comme étant simplement "l'Église". Ainsi, c'était l'Église à Jérusalem (Ac 5:11), ou en Asie Mineure (Ac 14:23), ou à Rome (Rm 16:5). C'était aussi l'Église du Christ (Rm 16:16) ou l'Église de Dieu comme en 1 Thessaloniciens 2:14 : <<des Églises de Dieu qui sont en Jésus-Christ dans la Judée>> (voir aussi 1 Corinthiens 1:2 ; 1 Timothée 3:5). Toutes ces appellations étaient de nature à glorifier Dieu et son Christ, et non pas l'homme.
Le même principe gouverne la désignation des membres de l'Église en tant qu'individus. On les appelait "chrétiens" en Asie Mineure (Ac 11:26) et parmi les Juifs dispersés dans le monde (1 Pierre 4:16).
Dans toute l'Asie Mineure, ils étaient des "disciples" (Ac 11:26 ; 20:7), et des "enfants de Dieu" (1 jean 3:1 ; Ga 3:26). On pense que le terme "chrétien" était à l'origine un sobriquet railleur inventé par les incroyants à l'adresse de ceux qui se réclamaient du Christ et que ces derniers l'adoptèrent petit à petit comme un titre de gloire. Les conducteurs spirituels ne portaient pas de titres. Jésus n'avait-il pas clairement formulé ce précepte : << Et n'appelez personne sur la terre père, car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faites pas appeler directeurs, car un seul est votre Directeur, le Christ.>> (Matthieu 23:9-10)
C'est pourquoi l'apôtre Pierre refusa avec véhémence que l'on se prosterne devant lui pour l'honorer : << Lève-toi; moi aussi, je suis un homme.>> (Actes 10:26). Des titres tels que "Éminentissime Seigneur" "Très saint Père", Révérend", étaient inconnus des chrétiens du 1er siècle.
IV -- CONDITION D'APPARTENANCE A L'ÉGLISE .
Elles furent spécifiées par le Christ lorsqu'il envoya ses disciples en mission dans le monde entier. Elles comprennent la FOI (Marc 16:15, 16), le REPENTIR (Luc 24:47), et le BAPTÊME (Marc 16:16). Ces conditions d'appartenance étaient les mêmes partout où l'Évangile était annoncé. Il suffit, pour s'en convaincre d'étudier l'histoire des origines de l'Église à Jérusalem, à Éphèse, à Philippes et à Rome. Ces assemblées, dont certaines étaient distantes de plus de 1500 km les unes des autres, obéissaient aux même commandements et se soumettaient aux même conditions d'appartenance à l'Église.
Aujourd'hui pour devenir un chrétien, l'itinéraire n'a pas changé. Toute personne désirant s'intégrer à l'Église du Christ peut le faire aujourd'hui comme le firent les croyants du premier siècle. Les conditions d'appartenance à l'Église ont toujours été et doivent toujours être les mêmes.
V -- L'ORGANISATION DE L'ÉGLISE
Le thème ayant déjà fait l'objet d'une étude spéciale, notamment dans la dernière leçon, nous ne verrons dans ce chapitre que l'aspect unifiant de l'organisation de l'Église dans toutes les assemblées.
Il y avait des anciens (évêques ou pasteurs) à Jérusalem (Ac 15:2), à Éphèse (Ac 20:17), en Crète (Tite 1:5), à Philippes (Php 1:1), parmi les chrétiens d'origine juive provenant des douze tribus dispersées parmi les nations (Jc 5:14), ainsi que dans les Églises d'Asie Mineure (Ac 14:19-23).
L'on constate également qu'il y avait plusieurs anciens dans chaque Église. Comme par exemple, dans les Églises d'Asie Mineure (Ac 14:23), en Crète (Tite 1:5), à Jérusalem (Ac 15:2), à Éphèse (Ac 20:17), et à Philippes (Php 1:1).
Les qualifications requises pour accéder à cette charge étaient évidemment les mêmes partout. Il suffit, pour s'en persuader de comparer les listes de conditions stipulées par l'apôtre Paul telles qu'elles figurent dans sa lettre à Timothée à l'intention de l'Église des Éphésiens (1 Tim 3:1-7) et dans sa lettre à Tite qui se trouvait alors dans l'île de Crète (Tite 1:5-9).
Les diacres étaient aussi des éléments de l'organisation de l'Église des premières années. Il en est fait mention en 1 Timothée 3:8-10, 12, 13 et en Philippiens 1:1. Ce qui prouve qu'ils faisaient partie de l'organisation de l'Église d'Éphèse et de celle de Philippes.
Le chapitre 6 du livre des Actes fait état de la nomination des premiers diacres de l'Église de Jérusalem. Il est très important de noter que cette organisation n'outrepassait pas les limites de l'assemblée locale. De plus, elle n'était pas hiérarchique. Les anciens devaient remplir leur mission avec douceur, sans profiter de leur charge pour devenir autoritaires. <<Voici les exhortations que j'adresse aux anciens qui sont parmi vous>> écrit l'apôtre Pierre, <<Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde […] non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau.>> (1 Pi 5:1-3) .
VI -- LE CULTE .
Le culte ou adoration occupait une place prépondérante dans la vie des premiers chrétiens. Un voyageur qui se serait rendu de Jérusalem à Rome, en s'arrêtant partout où il y avait une Église, aurait pu constater que, partout, sur ce trajet de 2000 km, les chrétiens rendaient le même culte à Dieu.
A -- LE JOUR DU CULTE.
Toutes les Églises sanctifiaient chaque semaine un même jour que l'on appelait apparemment le "Jour du Seigneur" (Ap 1:10). L'auteur de la lettre "aux Hébreux" recommande expressément à ses lecteurs d'origine juive et dispersés dans le monde, de ne pas abandonner les assemblées de l'Église (Hé 10:25). Ce manque de fidélité aux assemblées était considéré comme un péché (Hé 10:25-26).
Un passage de la première lettre de Paul aux Corinthiens, nous permet de déduire que les Églises de la Galatie et de Corinthe (Grèce) se réunissaient le premier jour de la semaine, c'est-à-dire le dimanche (1 Co 16:1-2). Nous savons en outre que s'étant arrêté dans la ville de Troas lors d'un voyage de mission, l'apôtre Paul prolongea son séjour jusqu'au dimanche, ce qui lui permit de "rompre le pain" c'est-à-dire de participer au repas de la sainte cène, avec les chrétiens de cette ville (Ac 20:7).
B -- LE REPAS DU SEIGNEUR .
Le paragraphe précédent vient de nous suggérer que le repas commémoratif institué par le Christ la veille de sa mort, était la raison d'être des assemblées chrétiennes le premier jour de la semaine (Ac 20:7 ; 1 Co 11:17-34). Ce repas se composait de pain et de vin (Mt 26:26-29). Tous les chrétiens étaient invités à communier ainsi en prenant un peu de pain et de vin, avec dignité et recueillement (1Co 11:17-29).
Les premiers chrétiens n'ont jamais considéré que ce repas était une répétition du sacrifice du Christ. Les apôtres leur avaient enseigné que contrairement aux sacrifices d'animaux quotidiens que les Juifs offraient sous l'économie de l'Ancien Testament <<sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés>>… Christ, lui, a <<offert un seul sacrifice pour les péchés.>> <<Car par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés>> (Hé 10:11-12, 14).
Par conséquent, le "repas du Seigneur" n'était pas pour eux un renouvellement du sacrifice expiatoire de Jésus, mais une commémoration de cette mort en même temps qu'une annonce de son retour (1 Co 11:24-26).
La notion du pain se changeant en chair et du vin se transformant en sang leur était étrangère. L'apôtre Paul n'aurait d'ailleurs pas manqué de la rappeler dans sa lettre aux "Corinthiens" où il traite de ce sujet. Au lieu de cela il est question de "manger le pain" (et non la chair) et de "boire la coupe" (et non le sang) et de "discerner" le corps du Seigneur, en mangeant et en buvant (Mt 26:26-29; 1 Co 11:26-29). <<car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe vous annoncez la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne.>>
C -- LES CHANTS
Dès l'origine, les chants ont fait partie du culte de l'Église. <<Si quelqu'un est dans la joie>> dit l'épître de Jacques, >>qu'il chante des cantiques>> (Jc 5:13). Paul déclare qu'il faut chanter avec l'esprit mais aussi avec l'intelligence (1 Co 15:16). Il recommande également aux chrétiens de Colosses (Col 3:16) et à ceux d'Éphèse (Éph 5:19) de chanter à Dieu dans leur cœur.
Sous le régime de l'ancienne alliance les Israélites célébraient leur culte à JÉHOVAH par des chants et des danses au son de nombreux instruments de musique. On peut constater que le culte des premiers chrétiens est moins démonstratif, moins bruyant, plus intérieur, plus pondéré. En esprit et en vérité <<car ce sont-là les adorateurs que le Père demande>> avait dit Jésus (Jean 4:23).
C'est sans doute la raison pour laquelle le Nouveau Testament ne fait pas mention d'instrument de musique dans le culte. Il est donc préférable de s'en abstenir et de se contenter de la musique purement vocale, qui est en fin de compte, la plus harmonieuse parce que la plus naturelle.
Ajoutons encore que sur ce point les coutumes de l'ancienne Israël ne peuvent justifier l'usage d'instruments de musique dans le culte chrétien, pas plus que ses lois sur l'encens et les sacrifices d'animaux ne peuvent régir l'Église du Christ. Le peuple de la nouvelle alliance, l'Église, ne se trouve plus sous l'économie de l'ancienne alliance (Hé 3:6-13).
D -- LA PRIÈRE .
La vie de l'Église a toujours été caractérisée par la prière. Jésus avait fait cette promesse : <<tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom il vous l'accordera>> (Jean 16:23). Après avoir insisté sur le fait que Christ est le seul médiateur entre Dieu et les hommes, l'apôtre Paul ajoute : <<je veux que les hommes prient en tout lieu>> (1 Tim 2:5-8).
Ainsi, de Jérusalem(Ac 12:5), de Rome (Rm 8:26), de la Macédoine (1 Thess 5:17), <<en tout lieu>> les prières des chrétiens s'élevaient vers Dieu au nom de Jésus-Christ.
E -- LES OFFRANDES OU LA COLLECTE .
Les premiers chrétiens étaient très généreux. Ainsi nous lisons dans le Nouveau Testament qu'à Jérusalem nombreux étaient ceux qui avaient donné tout ce qu'ils possédaient pour répondre à un besoin urgent (Ac 4:32-35). Nous apprenons également qu'en dépit de leur pauvreté, les chrétiens de la Macédoine se sont dépouillés davantage encore pour secourir les chrétiens de la Judée dans leur misère (2 Co 8:1-5).
Chaque assemblée locale procéda bientôt à une collecte hebdomadaire, selon ce que l'apôtre Paul avait écrit aux Églises de la Galatie et de Corinthe : <<que chacun de vous, le premier jour e la semaine mette à part chez lui ce qu'il pourra, selon sa prospérité>> (1 Co 16:2).
F -- LE MINISTÈRE DE LA PAROLE .
La prédication et l'enseignement de la Parole occupaient une place importante dans les activités de l'Église Comme nous pouvons le constater dans les Églises de Troas (Ac 20:7), de Corinthe (1 Co 14:23-26), de Rome (Rm 1:15).
La prédication de la Parole avait pour but d'instruire dans la voie du salut (2 Tim 4:1-4).
Ce ministère de la Parole était réservé aux hommes exclusivement, l'apôtre Paul écrit à cet égard : << Comme dans toutes les Églises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; mais qu'elles soient soumises, comme le dit aussi la loi.>> (1 Corinthiens 14:33-34). Dans un autre texte, il dit encore : << Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de prendre autorité sur l'homme mais qu'elle demeure dans le silence.>> (1 Timothée 2:11-12).
Elle peut néanmoins enseigner aux enfants et aux autres femmes (Tite 2:3-5). Elle peut aussi dans certaines circonstances, aider de ses conseils (Ac 18:26). Les femmes ont contribué à la marche victorieuse de l'Église primitive, mais leur rôle n'a jamais eu pour cadre l'assemblée publique.
CONCLUSION .
Nous avons vu que la volonté de Jésus était que ses disciples fussent unis en un seul corps, une seule Église. C'est pourquoi nous trouvons cette Église présente au premier siècle réparti dans tout L'Empire Romain, en diverses congrégations (ou assemblées locales). Ces assemblées étaient soudées entre elles par le ciment d'une doctrine commune et de l'amour. Elles portaient le même nom : elles étaient organisées d'une manière identique ; leur culte avait partout les mêmes caractéristiques et partout, à Jérusalem ou à Troas, en Crète ou à Rome, à Corinthe ou en Macédoine, les conditions d'appartenance étaient les mêmes.
Si tous les disciples du Christ à travers les âges étaient restés fidèles à ce modèle d'unité, fondé sur la Parole de Dieu, nous ne connaîtrions pas cet émiettement religieux qui défigure aujourd'hui le christianisme.
Dans notre prochaine leçon, nous verrons comment les fausses doctrines se sont introduites dans l'Église du Christ, provoquant de multiples divisions.
L'UNITÉ DE L'ÉGLISE
1) Le Christ est le seul moyen par lequel Dieu sauve les hommes.
2) L'homme accepte le salut en s'abandonnant à Dieu par la foi, le repentir et le baptême.
3) Christ est le seul chef de l'Église universelle.
II . INDIQUEZ LA BONNE RÉPONSE
1. Selon le Christ, les chrétiens doivent (Jean 17:20-21)
être unis ;
être divisés ;
tolérer la division.
2. La division religieuse est (1 Co 1:10, 13; 3:3-4)
voulue de Dieu ;
tolérable parce qu'inévitable dans une société d'hommes ;
un mal qu'il faut corriger.
3. Dans sa prière, Jésus déclare que l'unité doit se faire sur la base (Jean 8:31-32 ; 17:17-22)
des idées humaines ;
des proclamations d'un chef d'Église infaillible ;
de la Parole de Dieu.
4. Toute personne qui se réclame de Dieu devrait (Éph 4:1-3)
tolérer la division religieuse ;
s'efforcer se réaliser l'unité des croyants.
5. Pour éviter les erreurs doctrinales et la division, Paul recommande aux anciens de l'Église d'Éphèse de s'en remettre (Ac 20:32)
à leurs supérieurs hiérarchiques ;
à leurs directeurs de conscience ;
à Dieu et à sa Parole
6. Les croyants pourraient réaliser aujourd'hui l'unité religieuse (Éph 4:1-6).
en élaborant une "confession de foi" qui leur servirait de base commune ;
en acceptant l'autorité d'un même chef d'Église ;
en retrouvant les mêmes pratiques et la même foi qui caractérisait l'Église du premier siècle.
7. Dans le Nouveau Testament, nous trouvons (Éph 4:4 ; 1:22-23)
une Église composée de plusieurs sectes et dénominations ;
une Église composée de plusieurs assemblées ;
plusieurs Églises et dénominations.
8. Les messages de l'apôtre Paul aux différentes assemblées (1 Co 4:17; 7:17)
se contredisent les uns les autres ;
sont essentiellement toujours les mêmes.
9. Le message de Paul aux païens et celui Pierre au monde juif (2 Pi 3:15-16 ; Rm 1:16)
différaient radicalement ;
comportaient quelques ressemblances ;
étaient identiques.
10. Modifier le message de Dieu (Ga 1:6-9)
est parfois nécessaire pour l'adapter et le moderniser ;
c'est s'attirer les condamnations de Dieu
11. Les différents noms par lesquels les groupes religieux se distinguent les uns des autres (1 Co 1:11-13)
sont agréables à Dieu ;
importent très peu ;
contribuent à la division et sont condamnés par l'Écriture.
12. Par quelle formule désignait-on l'Église au premier siècle ? (Rm 16:16 ; 1 Co 1:2)
Église catholique romaine ;
Église luthérienne ;
Église de Christ ou de Dieu ;
Église de Jésus-Christ des saints derniers jours.
13. Par quel terme désignait-on les membres de l'Église ? (1Pi 4:16 ; Ac 11:26 ; 20:7)
Chrétiens ou disciples ;
Presbytériens ;
Méthodistes ;
Catholiques ;
Baptistes ;
Protestants.
III . INDIQUEZ LA BONNE RÉPONSE
1. Au premier siècle, les conditions d'appartenance à l'Église étaient
les mêmes ;
différentes d'une assemblée à l'autre.
2. Ces conditions d'appartenance étaient (Marc 16:16 ; Luc 24:47)
la foi seule ;
le baptême seulement ;
la foi, le repentir et le baptême.
3. Aujourd'hui, pour être chrétien, il faut
satisfaire aux mêmes conditions que les premiers chrétiens ;
se conformer aux normes nouvelles d'une Église en pleine évolution.
4. Dans l'Église du Nouveau Testament, nous constatons que des anciens ou évêques existaient (Ac 14:23 ; Tite 1:5 ; Jc 5:14) .
dans l'Église de Rome et dans les plus grandes villes de l'Empire ;
dans l'Église de Rome seulement ;
dans toutes les assemblées réparties dans le monde.
5. L'organisation des assemblées se caractérisait par (Ac 14:23 ; Tite 1:5 ; Php 1:1).
un ancien ou évêque à la tête de chaque assemblée ;
un ancien ou évêque à la tête de plusieurs assemblées ;
plusieurs anciens ou évêques à la tête de chaque assemblée.
6. Quelle autre fonction trouvait-on dans l'Église du premier siècle ? (Php 1:1 ; 1 Tim 3:8-10)
Cardinaux ;
prêtres ;
diacres ;
archevêques.
7. Au premier siècle, les assemblées de l'Église réparties de par le monde pratiquaient toutes un culte
différent ;
semblable ;
variable.
8. Pour célébrer leur culte, les chrétiens se réunissaient (Ac 20:7 ; 1 Co 16:1-2)
chaque samedi ;
chaque premier jour de la semaine (dimanche) ;
deux fois par mois, le dimanche.
9. Le fait de délaisser volontairement les assemblées de l'Église (Hé 10:25-26).
ne fait l'objet d'aucun commentaire de la part des apôtres ;
était toléré par les apôtres ;
était considéré comme une offense à Dieu.
10. Une des principales raisons d'être de l'assemblée hebdomadaire est
d'assister à la célébration du culte par un officiant autorisé
de rompre le pain ou participer à la sainte Cène ;
l'adoration des apôtres et de la mère du Seigneur.
11. Pendant le culte, les premiers chrétiens partageaient (Mt 26:26-29 ; 1 Co 11:26-29)
le pain seulement ;
le pain et le vin ;
le pain et l'eau ;
le corps et le sang véritables du Seigneur.
12. Le but du "souper du Seigneur" ou sainte Cène était de (Hé 7:27 ; 9:28 ; 10:11-12 ; 1Co 11:24-24).
sacrifier Christ à nouveau ;
se souvenir de la mort du Seigneur ;
changer le pain et le vin en chair et en sang.
13. La Bible enseigne qu'il faut prier Dieu par l'intercession (Jean 16:23 ; 1 Tim 2:5)
de Marie ;
des saints ;
de Jésus.
14. Pour leurs offrandes, les chrétiens donnaient (1 Co 16:1-2 ; 2 Co 9).
la dîme (ou dixième partie de leurs revenus) ;
le moins possible ;
avec libéralité .
15. qui la Bible autorise-t-elle à enseigner ou à prendre la parole en public ? (1 Co 14:33-34 ; 1 Tim 2:11-12)
indifféremment les hommes ou les femmes ;
les hommes seulement ;
les femmes seulement à condition qu'elles soient consacrées.
IV. RÉSUMONS LES FAITS.
1) La volonté du Christ est que tous ses disciples ne forment qu'une seule Église .
2) La véritable unité est-elle fondée sur la Parole de Dieu plutôt que sur l'opinion des hommes?
3) Au premier siècle, n'y avait-il qu'une seule Église composée de plusieurs assemblées?
4) Cette Église avait-elle réalisé l'unité en ce qui concerne la doctrine, les conditions d'appartenance, l'organisation et le culte.
5) L'Église d'aujourd'hui devrait-elle enseigner les doctrines inconnues de l'Église du premier siècle?
6) Les Églises d'aujourd'hui devraient-elles porter d'autres noms que ceux qui identifiaient l'Église du premier siècle ?
7) Les Églises d'aujourd'hui devraient-elles modifier les conditions d'appartenance que posait l'Église primitive ?
8) L'Église devrait-elle avoir le même culte aujourd'hui qu'au premier siècle ?
9) Son organisation devrait-elle être différente de ce qu'elle était au premier siècle ?
1) Les Églises d'aujourd'hui pourraient réaliser l'unité dont jouissait l'Église du premier siècle en adoptant, en se conformant aux mêmes marques d'unité ?
Bon courage ! La récompense en est grande.
Si vous avez des remarques, des commentaires, des observations, des questions, concernant ce cours, nous vous invitons à les poser au correcteur Michel Cusson, mon adresse de courriel